Maurice Lacroix AIKON Automatic Chronograph : dix ans après, elle trouve la bonne mesure

Pour les dix ans de sa collection AIKON, Maurice Lacroix présente une nouvelle génération de son chronographe automatique. Au programme : un boîtier ramené à 42 mm, un cadran Clou de Paris retravaillé, un calibre ML112 dont la réserve de marche passe de 48 à plus de 60 heures et cinq déclinaisons plutôt séduisantes. Une évolution bienvenue pour cette montre suisse qui cultive depuis 2016 un style sport-chic immédiatement reconnaissable.
Dix ans d’AIKON, une identité bien installée
Lancée en 2016, l’AIKON s’est progressivement imposée comme l’une des collections emblématiques de Maurice Lacroix. Son histoire remonte pourtant un peu plus loin, puisqu’elle s’inspire de la Calypso, une montre qui avait connu un certain succès avant de disparaître du catalogue en 2003.
Le retour de ce modèle étant régulièrement réclamé, Maurice Lacroix entreprend en 2014 de le réinterpréter. Deux ans plus tard, l’AIKON voit le jour avec un dessin résolument contemporain.
Ses six cavaliers disposés sur la lunette, son bracelet intégré et ses surfaces alternant finitions polies et satinées lui confèrent une identité immédiatement reconnaissable. La collection se décline depuis dans différentes tailles, couleurs et complications, sans perdre les éléments qui ont contribué à son succès.
Pour ce dixième anniversaire, la manufacture jurassienne a choisi de faire évoluer son chronographe automatique en travaillant les proportions, le cadran, plusieurs détails du boîtier et l’autonomie du mouvement.
Le résultat est assez convaincant, avec une montre qui conserve le caractère de l’AIKON tout en gagnant en élégance.

De 44 à 42 mm : Maurice Lacroix a eu la bonne idée
Parmi les changements apportés à cette nouvelle AIKON Automatic Chronograph, il en est un que je trouve particulièrement bienvenu : son diamètre passe de 44 à 42 mm.
Deux petits millimètres qui peuvent sembler anecdotiques sur une fiche technique, mais qui prennent une tout autre importance lorsqu’une montre se retrouve au poignet.

Pour ma part, j’ai toujours considéré 42 mm comme un diamètre particulièrement équilibré. C’est une dimension qui convient très bien à mon poignet et qui me semble adaptée à un grand nombre de morphologies. Suffisamment généreuse pour conserver une belle présence, sans verser systématiquement dans la démesure.
Évidemment, le diamètre ne fait pas tout. La longueur des cornes, la forme du boîtier, son épaisseur et l’intégration du bracelet jouent également un rôle déterminant dans le confort d’une montre.
Maurice Lacroix a justement profité de cette évolution pour réduire l’épaisseur d’un millimètre. La nouvelle AIKON affiche désormais 14 mm, ce qui reste conséquent, mais tout à fait compréhensible pour un chronographe automatique.
La boîte a également été retravaillée avec des lignes affinées et un fond saphir galbé. Il faudra naturellement passer la montre au poignet pour apprécier pleinement le résultat, mais cette réduction des dimensions va, selon moi, dans la bonne direction.
Autre changement intéressant, les poussoirs vissés cèdent leur place à des poussoirs rectangulaires inspirés des premières AIKON Chronograph. Leur manipulation devrait se révéler plus directe et agréable au quotidien. Un protège-couronne fait également son apparition.
Les six cavaliers caractéristiques de la lunette demeurent en place, tout comme les alternances de surfaces polies et satinées qui participent largement à l’identité du modèle.
Un cadran Clou de Paris particulièrement réussi
Le cadran constitue l’autre évolution esthétique majeure de cette nouvelle génération.
Maurice Lacroix a accentué le relief de son motif Clou de Paris, dont les petites pyramides tridimensionnelles accrochent la lumière sous différents angles. Ce travail apporte de la profondeur à un cadran qui aurait facilement pu paraître chargé, compte tenu du nombre d’informations affichées.

On retrouve deux compteurs de chronographe, celui des 30 minutes à 12 heures et celui des 12 heures à 6 heures, accompagnés d’une petite seconde à 9 heures. Le guichet affichant le jour et la date prend place à 3 heures, sur fond noir.
Les aiguilles et les index rhodiés conservent le dessin caractéristique de la collection. Les aiguilles bénéficient d’un traitement Super-LumiNova blanc pour faciliter la lecture dans l’obscurité.
L’ensemble présente un joli équilibre entre les indications du chronographe, le relief du cadran et les éléments propres à l’AIKON.
Maurice Lacroix propose cinq déclinaisons qui permettent de varier les ambiances sans modifier le caractère général de la montre.
Trois références adoptent une présentation monochromatique, avec des compteurs assortis au cadran, en bleu, noir ou vert. Les deux autres jouent davantage sur les contrastes, avec une version argentée à compteurs bleus et une version dorée à compteurs noirs, dans un esprit panda.
Les versions monochromatiques possèdent une certaine sobriété, particulièrement appréciable sur un chronographe dont le cadran comporte déjà de nombreux détails. Les déclinaisons contrastées affirment une personnalité plus marquée, avec un petit côté rétro qui fonctionne assez bien.
Question de goût, évidemment, mais il faut reconnaître que Maurice Lacroix a soigné sa palette de couleurs.
Le calibre ML112 et son joli rotor squeletté
Le fond transparent permet d’observer le calibre automatique ML112, dans une version améliorée. Maurice Lacroix conserve donc la même famille de mouvements, mais lui apporte un progrès notable en matière d’autonomie.

Ce mouvement fonctionne à une fréquence de 28 800 alternances par heure, soit 4 Hz, et dispose de 25 rubis. Sur la précédente AIKON Automatic Chronograph, Maurice Lacroix annonçait 48 heures de réserve de marche. La nouvelle version dépasse les 60 heures, soit un gain d’au moins 12 heures. Cette amélioration mérite d’être soulignée : elle apporte un confort réel à l’usage et ne se limite pas à une retouche esthétique.
Il devient ainsi plus facile de laisser la montre de côté pendant le week-end et de la retrouver encore en marche le lundi matin, selon le moment où on l’a retirée.
Les amateurs de mécanique apprécieront également le soin apporté à sa présentation.
Le mouvement bénéficie notamment de décorations en perlage et Côtes de Genève. Sa masse oscillante rhodiée et squelettée, ornée de Côtes de Genève et d’un motif colimaçon, offre un spectacle plutôt agréable à travers le fond saphir.
J’aime particulièrement ce détail. Sur une montre mécanique, pouvoir observer le mouvement constitue un plaisir supplémentaire, surtout lorsque la décoration a fait l’objet d’une certaine attention.
À ce niveau de prix, ces finitions participent à la qualité perçue de l’ensemble. Elles donnent également une bonne raison de retourner régulièrement la montre pour admirer ce qui se passe derrière le cadran.

Une montre sport-chic qui se porte facilement
L’un des intérêts de l’AIKON réside dans sa polyvalence. Son bracelet intégré en acier, composé d’éléments polis et satinés, lui apporte une allure suffisamment soignée pour accompagner une chemise ou une tenue professionnelle, sans pour autant lui donner le caractère formel d’une montre habillée traditionnelle.
La même AIKON peut parfaitement trouver sa place avec un jean, un polo ou une tenue plus décontractée.
Maurice Lacroix a d’ailleurs amélioré son système breveté Easy Change, qui permet de remplacer le bracelet métallique par un bracelet en caoutchouc sans utiliser d’outil.
Le nouveau mécanisme dissimule désormais le bouton de déverrouillage afin de préserver les lignes du bracelet et du boîtier.

Une solution pratique pour faire évoluer le style de la montre selon les circonstances ou simplement selon l’envie du moment.
Avec une étanchéité annoncée à 100 mètres, cette AIKON possède également des caractéristiques adaptées à un usage quotidien, même si elle n’a évidemment pas vocation à remplacer une véritable montre de plongée.
3 400 EUR : un positionnement cohérent
Maurice Lacroix annonce un tarif de 3 400 euros (3 150 CHF) pour cette nouvelle AIKON Automatic Chronograph.
Ce n’est évidemment pas une petite somme. Pour autant, le positionnement me paraît raisonnable au regard de ce que propose la marque.
Nous avons affaire à un chronographe automatique suisse, doté d’un boîtier en acier correctement travaillé, d’un cadran particulièrement soigné, d’un mouvement visible à travers un fond saphir et d’une réserve de marche confortable.
Le système de changement rapide de bracelet et les différentes finitions contribuent également à l’attrait du modèle.

Il faut aussi tenir compte de la marque. Maurice Lacroix possède une véritable histoire horlogère, avec des réalisations techniques intéressantes, notamment au sein de sa collection Masterpiece. Son savoir-faire et son expérience apportent une certaine légitimité à cette proposition.
À ce niveau tarifaire, la concurrence est naturellement sérieuse. L’AIKON devra convaincre par son esthétique, ses finitions et le plaisir qu’elle procure au poignet plutôt que par ses seules caractéristiques techniques.
Son identité bien affirmée constitue à cet égard un argument important.
Notre avis sur la nouvelle Maurice Lacroix AIKON Automatic Chronograph
Cette nouvelle génération me paraît particulièrement réussie. Maurice Lacroix a conservé les éléments qui font l’attrait de l’AIKON tout en apportant des améliorations au boîtier, au cadran et au mouvement. Le Clou de Paris gagne en relief, les cinq déclinaisons sont bien choisies et le calibre ML112 affiche désormais une autonomie sensiblement plus confortable.
Le passage de 44 à 42 mm reste, à mes yeux, une excellente décision, tant sur le plan esthétique que pour la polyvalence recherchée par ce type de montre. La progression de la réserve de marche mérite tout autant d’être saluée : avec plus de 60 heures contre 48 auparavant, cette AIKON devient plus agréable à vivre au quotidien.
Le chronographe conserve évidemment une certaine présence avec ses 14 mm d’épaisseur, mais ses nouvelles proportions devraient le rendre plus facile à porter au quotidien.


À 3 400 EUR, cette AIKON Automatic Chronograph constitue une proposition intéressante pour qui recherche une montre suisse automatique au style sport-chic affirmé, suffisamment polyvalente pour être portée aussi bien au bureau que le week-end.
Dix ans après les débuts de l’AIKON, Maurice Lacroix fait évoluer son chronographe de manière convaincante sans renoncer à ce qui a fait le succès de la collection.
La bonne nouvelle ne se résume donc pas à deux millimètres en moins : la montre gagne aussi plus d’une douzaine d’heures de réserve de marche. De quoi rendre cette nouvelle génération franchement intéressante.

Maurice Lacroix AIKON Automatic Chronograph — Fiche technique
- Marque : Maurice Lacroix
- Collection : AIKON
- Modèle : Automatic Chronograph, nouvelle génération 2026
- Boîtier : acier inoxydable poli et satiné
- Diamètre : 42 mm
- Épaisseur : 14 mm
- Lunette : acier avec six cavaliers polis
- Verre de fond : saphir bombé
- Étanchéité : 100 mètres (10 ATM)
- Cadran : motif Clou de Paris tridimensionnel
- Fonctions : heures, minutes, petite seconde, chronographe 30 minutes et 12 heures, jour et date
- Mouvement : calibre ML112 automatique
- Fréquence : 28 800 alternances/heure (4 Hz)
- Réserve de marche : plus de 60 heures
- Rubis : 25
- Décorations : perlage, Côtes de Genève et masse oscillante squelettée
- Bracelets : acier inoxydable ou caoutchouc, système Easy Change sans outil
- Prix : 3 150 CHF (3 400 euros environ)
Les cinq références :
- AI6218-SS002-330-1 : cadran noir
- AI6218-SS002-430-1 : cadran bleu
- AI6218-SS002-630-1 : cadran vert
- AI6218-SS002-230-1 : cadran argenté, compteurs bleus
- AI6218-SS002-530-1 : cadran doré, compteurs noirs
Cette montre vous intéresse ?
Prix, disponibilité, contact : nous pouvons activer notre réseau horloger pour vous aider.





