Quelles montres porte GMK ?

Dans la rubrique Qui porte quoi, on quitte les poignets des politiques pour un poignet plus moderne et plus viril : celui de GMK. L’influenceur monégasque connu d’abord pour ses voitures hors normes, l’est également pour sa passion horlogère. On peut ironiser sur le personnage, sur les rumeurs, sur la mise en scène … mais quand il pose des montres sur une table, le constat est simple : il aime les belles pièces, il en connaît les codes, et il achète avec un appétit de collectionneur.

Le plus intéressant, chez GMK, Georges de son prénom, ce n’est pas seulement l’empilement d’or, de céramique et de platine, c’est le contraste : d’un côté des montres qui tutoient l’indécence (« aberrant ! »), de l’autre des choix plus “raisonnables”, parfois même franchement accessibles. Cette capacité de GMK à s’émerveiller encore, sans avoir besoin d’un demi-million au poignet, raconte un rapport sincère à la mécanique horlogère.

Les photos de montres portées présentées dans l’article proviennent du velu poignet de GMK.
Un goût prononcé pour les grosses pièces … et les détails qui comptent
GMK a un gros poignet et il le vit pleinement. Les diamètres sont souvent généreux, les montres occupent l’espace, et l’esthétique ne cherche pas à se faire oublier. Mais il y a, derrière le côté spectaculaire, une vraie sensibilité aux détails : un nouveau cadran, une évolution de proportions, un contour poli, une finition, un sertissage. Il parle comme beaucoup de collectionneurs : moins “fiche technique” que sensations, expérience, plaisir de porter.
Il a aussi ce réflexe très actuel : alterner le “graal” et la montre plaisir. Une Rolex rarissime peut cohabiter avec une Tudor plus abordable, et l’une ne ridiculise pas l’autre. C’est plutôt sain. C’est même, osons le mot, élégant.
Rolex : la colonne vertébrale, du classique au franchement introuvable
Chez GMK, Rolex occupe une place centrale. Et pas uniquement la Rolex “de monsieur tout-le-monde”. On constate surtout une prédilection pour la Daytona, avec un spectre qui va du modèle acier récent aux versions les plus extravagantes, parfois “hors catalogue” ou très difficiles à obtenir.

Dans sa galaxie Rolex, on croise notamment :
- Rolex Daytona acier (les versions récentes revues sur certains détails de cadran et de boîte, qu’il distingue à l’œil, comme beaucoup de collectionneurs).
- Rolex Daytona platine, cadran bleu glacier, une pièce lourde, très typée, avec ce bleu “ice” qui signe immédiatement la matière.
- Rolex Daytona or jaune cadran vert (la fameuse “John Mayer”, devenue un symbole à elle seule).
- Rolex Daytona or blanc / cadran météorite : un cadran unique par définition, avec des motifs qui varient d’une pièce à l’autre. Selon les configurations, elle apparaît sur bracelet Oysterflex ou sur bracelet métal.
- Rolex Daytona 116588SACO, la très identifiable “saphirs orange” (lunette et index orangés, cadran sombre très contrasté), ultra rare et immédiatement reconnaissable.
- Rolex Daytona “Ruby” : lunette rubis et index rubis, avec une homogénéité de teinte qui fait justement toute la valeur du sertissage.
- Plusieurs Daytona serties (lunette rainbow, cadrans et compteurs contrastés, parfois des versions qu’on voit en double dans sa collection).
- Rolex Daytona “Eye of the Tiger” : une configuration joaillière nettement plus radicale, cadran à motif “œil du tigre”, sertissage important et présence totalement assumée.
- Rolex Daytona “Le Mans” : une ligne devenue très convoitée, qu’il collectionne en plusieurs variantes de métal (or gris, or jaune, or rose).
- Rolex Day-Date (évidemment), la montre-signature du pouvoir, avec bracelet jubilé, en or jaune ou Everose selon les périodes.
- Rolex GMT-Master II : la “Batman” et la “Pepsi” font partie des incontournables, mais on croise aussi la Sprite (boîtier “gaucher”, couronne à gauche) et la GMT noire et grise souvent surnommée “Bruce Wayne”.
- Rolex Oyster Perpetual : notamment une OP 41 au cadran turquoise très recherché, qui joue la carte de la sobriété, avec un cadran qui fait tout le travail.
- Et une touche plus inattendue : un Sky-Dweller sur bracelet Jubilé, cadran vert, dans un registre de “montre de patron” au sens Rolex du terme. La même idée existe aussi en version Everose.



Ce qui ressort, c’est une logique : la Daytona pour la colonne vertébrale, la Day-Date pour l’icône, quelques sportives pour la “vraie vie”, et des pièces serties pour le côté collectionneur assumé. On peut aimer ou non.
Audemars Piguet : Royal Oak, Offshore, Concept … et le goût du spectaculaire
Si Rolex est un pilier, Audemars Piguet ressemble davantage à une obsession. La collection tourne beaucoup autour de la Royal Oak (classique, squelettée, quantième perpétuel), de la Royal Oak Offshore (les gros gabarits) et de quelques pièces plus “haute tension”.

On retrouve notamment plusieurs familles très claires :
Royal Oak Openworked “Double Balancier” : l’architecture en mouvement

Dans les pièces qui parlent tout de suite aux amateurs, il y a la Royal Oak Openworked Double Balance Wheel, souvent associée à la réf. 15407. Boîtier 41 mm, cadran ajouré, et surtout ce fameux dispositif de double balancier (deux organes réglants sur le même axe) conçu pour améliorer la stabilité de marche. C’est une montre technique, lisible dans sa complexité, et assez emblématique de la manière dont AP sait faire “mécanique visible” sans tomber dans le gadget.
Dans sa collection, on la voit en acier, mais aussi en déclinaisons or jaune, et en versions plus joaillières.
Royal Oak Quantième Perpétuel : les phases de lune, version sérieuse


GMK possède plusieurs Royal Oak Quantième Perpétuel (QP) avec phase de lune, vues en cadrans clairs et foncés, y compris en céramique (noire, blanche, bleue). Le QP, c’est l’horlogerie qui ne plaisante pas : mois, jour, date, parfois semaine, phase de lune … et cette sensation délicieuse de porter un mécanisme qui “sait” quand février s’arrête (je ne suis pas peu fier de cette formule).
Royal Oak “Jumbo” et chronographes : le socle, mais en version musclée
On retrouve aussi des références plus “socle” :
- Royal Oak “Jumbo” Extra-Thin (famille 15202 puis 16202 selon l’année) : la grande classique, celle qui n’a pas besoin d’en faire trop.
- Royal Oak 15500 cadran bleu : la Royal Oak moderne, efficace, parfaite pour vivre sans se déguiser.
- Royal Oak Chronograph 41 mm “50e anniversaire”, avec cadran kaki : une variation très dans l’air du temps, et un détail de rotor qui fait toute la différence pour les collectionneurs.

Royal Oak Offshore : le gabarit qui assume
La Royal Oak Offshore revient souvent : chronographes, matériaux variés (carbone forgé, céramique, or rose), cadrans noirs … C’est la Royal Oak passée à la salle, sans demander l’avis de personne. GMK aime ces proportions-là, et sur son poignet, ça fonctionne. Sur un poignet plus fin, c’est une autre histoire : on bascule vite du “sport-chic” à “j’ai emprunté la montre de mon oncle”.
À noter aussi, dans cette famille Offshore : la présence d’une Offshore Tourbillon au style très mécanique, qui pousse encore plus loin l’idée “moteur au poignet” qu’il associe souvent à l’automobile.
Concept et pièces “collector” : Marvel, Laptimer, et autres bizarreries magnifiques
Enfin, il y a le registre plus radical :

- Audemars Piguet Royal Oak Concept “Spider-Man” : une pièce spectaculaire, très “objet”, avec une vraie dimension collector.
- Concept 44 : la famille Concept dans ce qu’elle a de plus brut.
- AP Laptimer : complication pensée pour la performance, dans un esprit très “ingénieur”.
- Et sa Royal Oak “frosted” sertie façon arc-en-ciel (lunette Rainbow), qui joue clairement la carte : “je suis là, oui”.
On peut sourire de certaines outrances. Mais il faut reconnaître à AP une chose : quand la maison décide d’être excessive, elle le fait avec un niveau de finition et d’intelligence de conception qui évite le ridicule. Ce n’est pas si fréquent.

Richard Mille : la performance au poignet, et une liste déjà très sérieuse
Impossible de parler de GMK sans évoquer Richard Mille. C’est une marque qui colle à son univers : technique affichée, matériaux modernes, présence énorme, et ce petit parfum de “prototype civilisé” qui plaît tant à une partie des collectionneurs.

Dans ce que l’on peut identifier clairement dans sa collection, on retrouve plusieurs références notables :
- RM 65-01 (chronographe split-seconds, pièce très marquante).
- RM 35-03 “Rafael Nadal” (la famille Nadal, indissociable de l’ADN sportif de la marque).
- RM 11-03 (souvent repérable, parfois sur bracelet jaune selon les configurations).
- RM 67-02 (la “Pinturault”, extra plate, ultralégère).
- RM 050, RM 35-02, RM 21-01 ou encore RM 62-01 : des références qui dessinent déjà un ensemble cohérent, très orienté “machines de poignet”.

Sur Richard Mille, on restera volontairement prudent sur certaines variantes exactes : les bracelets changent, les photos trompent, les configurations évoluent. Mais l’idée est là : GMK a des RM identifiables, pas juste “une Richard Mille” pour la pose dont il change le bracelet.
Patek Philippe, Vacheron Constantin, IWC : la touche “vraie” horlogerie classique
Ce qui rassure (et qui rend la collection plus intéressante), c’est la présence de maisons plus “classiques” dans l’expression du luxe :
- Patek Philippe 5990 en acier : la Nautilus Travel Time Chronograph, sportive, prestigieuse, et très convoitée. L’intérêt, ici, c’est autant la montre que l’usage : une Nautilus pensée pour voyager, avec une vraie lecture “home” et “local”.
- Patek Philippe Calatrava : une présence plus intime, plus sentimentale, nettement moins démonstrative. Une pièce qu’on ne porte pas pour “gagner” mais pour se rappeler, et c’est précisément ce qui la rend intéressante dans une collection comme celle-ci.
- Patek Philippe Nautilus 5719/10G : la Nautilus sertie, dans un registre joaillier assumé.
- Vacheron Constantin Overseas, dont une version tourbillon cadran bleu et une version Quantième Perpétuel squelettée avec sertissage baguette (quand Vacheron fait du “luxe démonstratif”, ça reste Vacheron : c’est net, c’est propre).
- IWC Big Pilot “Mojave” : une pièce plus outil, plus militaire dans l’esprit, qui apporte une respiration bienvenue.



Ces montres-là jouent un rôle important : elles prouvent que la collection n’est pas uniquement une galerie d’effets spéciaux. Il y a aussi une recherche de grandes maisons, de complications, de styles.
Tudor : le détail qui change tout, même quand on a des montres à six chiffres
C’est probablement la partie la plus sympathique du personnage horloger : GMK peut encore s’enthousiasmer pour une montre “accessible”. Il s’est offert récemment une Tudor Black Bay 54 “Lagoon Blue”, une vraie montre plaisir, sans posture, sans nécessité d’impressionner qui que ce soit.

Tudor Black Bay 54 “Lagoon Blue” (réf. M79000-0001) :
- Boîtier : acier, 37 mm
- Cadran : bleu “Lagoon Blue”
- Mouvement : Calibre Manufacture MT5400
- Prix : 4 400 €
Ce point mérite d’être souligné : quand quelqu’un peut porter une Daytona platine un jour et une Tudor à 4 400 € le lendemain, sans mépris, sans condescendance, il y a une forme d’amour de la montre qui reste intacte. Cette “Lagoon Blue” est vendue 4 400 €.
Et dans sa galaxie Tudor, on croise d’autres références très identifiables, avec une vraie cohérence de collection :
- Tudor Black Bay Ceramic : une “Black Bay” noire très homogène, avec l’intérêt supplémentaire d’un fond saphir sur certaines configurations.
- Tudor Pelagos FXD “Marine Nationale” : une Tudor pensée comme un outil, avec ce bracelet textile type scratch et un esprit commando très assumé.
- Tudor Black Bay Chrono “Pink” : cadran rose, bracelet cinq mailles, une pièce qui a fait beaucoup parler, justement parce que Tudor ose des couleurs que Rolex utilise avec plus de parcimonie.
- Et des déclinaisons très “terrain de jeu” : une version “Flamingo Blue”, ainsi qu’une pièce en carbone associée au Giro d’Italia, produite en quantité limitée, avec une signature rose immédiatement reconnaissable.
L’idée est claire : Tudor sert de laboratoire plaisir. Et c’est aussi pour ça que la collection fonctionne, parce qu’elle ne se limite pas à une démonstration de force.
Alors, quelles montres porte GMK ?
Si on résume, sans prétendre à l’exhaustivité (il y en a trop, et une collection vivante bouge toujours), GMK porte surtout :
- Beaucoup de Rolex, avec un focus Daytona (acier, platine, or jaune cadran vert, météorite, gem-set), plus Day-Date, GMT (Sprite, “Bruce Wayne”, Batman, Pepsi) et les sportives incontournables.
- Beaucoup d’Audemars Piguet, de la Royal Oak “socle” à la Royal Oak Openworked Double Balancier (15407), en passant par des QP, des Offshore, et des pièces collector comme la Concept Spider-Man.
- Un noyau Richard Mille solide : RM 65-01, RM 35-03 Nadal, RM 11-03, RM 67-02, et d’autres références.
- Des piliers très légitimes : Patek (5990, Nautilus sertie, Calatrava), Vacheron (Overseas tourbillon, QP squeletté), IWC (Big Pilot Mojave).
- Et Tudor, quand il a envie de se faire plaisir sans chercher la claque financière, avec une vraie diversité (Black Bay, Pelagos FXD, Chrono, éditions limitées).
Ce qui rend la collection intéressante, ce n’est pas seulement la valeur. C’est la variété des registres : sport, classique, haute horlogerie, joaillerie, pièces “objet”. Il y a du sérieux, du clinquant, du collectionneur, et parfois même une pointe de poésie.
Au fond, le plus intéressant n’est pas d’empiler les références, mais de comprendre ce que raconte un poignet : chez GMK, ça parle de vitesse, de technique, et d’un goût assumé pour les montres qui se remarquent … y compris quand elles ne coûtent “que” 4 400 €.
A propos d’influenceur, si tu veux savoir quelle montre Tibo Inshape, le premier youtubeur de France, porte, alors lis mon article sur le sujet.
Contrairement à GMK, je n’offre pas une Daytona au hasard dans les commentaires mais tu peux tout de même t’exprimer sur son incroyable collection ci-dessous 🙂





