Les montres de Raphaël Quenard

Montre portée par Raphael Quenard

Dans la rubrique Qui porte quoi ?, on s’intéresse aujourd’hui aux montres portées par Raphaël Quenard. Acteur en vue du cinéma français (à la diction pour le moins particulière), il divise : on l’adore pour son jeu singulier et son phrasé atypique, ou on le rejette pour ces mêmes raisons. Une chose est sûre : Quenard ne laisse pas indifférent. Et depuis quelque temps, il s’affiche régulièrement avec des montres Cartier, dans le cadre d’une collaboration clairement commerciale avec la maison parisienne. Parmi ces montres, la célèbre Cartier Tank, dont l’histoire fascinante révèle comment une machine de guerre est devenue une icône de style, attire particulièrement l’attention.

Si l’acteur a été aperçu avec plusieurs modèles emblématiques de Cartier au poignet, une montre revient particulièrement souvent dans ses apparitions publiques. Une pièce très reconnaissable, luxueuse, presque théâtrale dans sa présence : la Tank Louis Cartier WGTA0269.

La Tank Louis Cartier WGTA0269 : la montre la plus visible au poignet de Raphaël Quenard

Montre de Raphael Quenard

Parmi toutes les montres Cartier portées par Raphaël Quenard, la Tank Louis Cartier WGTA0269 est sans doute celle que l’on remarque le plus souvent. Ce n’est pas une Tank “sage” ou discrète : il s’agit d’une interprétation très bijou de ce modèle iconique, avec un cadran laqué noir serti de diamants. Une Tank qui assume pleinement son statut d’objet de luxe ostentatoire, loin de l’image minimaliste que l’on associe parfois à cette collection centenaire.

Montre Tank Louis Cartier WGTA0269 Quenard

Imaginée à l’origine par Louis Cartier en 1917, la Tank est l’un des piliers du design horloger du XXe siècle. Son dessin géométrique, inspiré des chars d’assaut vus de dessus, a traversé les décennies sans jamais vraiment vieillir. Le modèle porté par Raphaël Quenard s’inscrit dans cette filiation historique, tout en la poussant dans une direction plus spectaculaire, presque joaillière.

Les montres de Raphael Quenard

Affichée autour de 14 000 euros au catalogue de Cartier, cette Tank Louis Cartier WGTA0269 n’est pas seulement une montre : c’est un marqueur d’image. Sur le poignet de Quenard, elle devient un élément de style à part entière, qui participe à la construction de son personnage public, entre élégance assumée et légère provocation esthétique.

Tank Louis Cartier WGTA0269 Quenard
Tank Louis Cartier WGTA0269

Fiche technique – Tank Louis Cartier WGTA0269

Mouvement : quartz
Boîte : or jaune 750/1000
Couronne : perlée, ornée d’un diamant
Cadran : laque noire sertie de 151 diamants taille brillant (0,71 carat)
Aiguilles : forme glaive, acier finition dorée
Glace : minérale
Bracelet : alligator noir brillant
Boucle : ardillon en or jaune 750/1000
Dimensions : 29,5 x 22 mm
Épaisseur : 6,35 mm
Étanchéité : 3 bars (environ 30 mètres)

La Crash de Cartier : l’anti-montre par excellence

Montres Raphael Quenard Cannes

À l’opposé de la rigueur géométrique de la Tank, Raphaël Quenard a également été aperçu avec l’une des montres les plus radicales jamais produites par Cartier : la Crash. Un garde-temps dont le boîtier semble s’être affaissé, comme déformé par la chaleur ou le temps. Une montre qui ne cherche ni la symétrie, ni la discrétion, mais assume une forme volontairement étrange, presque dérangeante.

Le modèle porté par l’acteur sur le tapis rouge du Festival de Cannes est une Cartier Crash en or rose 18 carats, issue d’une édition limitée à 267 exemplaires, avec lunette sertie de diamants. Une pièce rare, très expressive, qui transforme la montre en véritable objet de conversation. Plus qu’un accessoire, la Crash devient ici un manifeste esthétique.

Cette Crash se distingue notamment par son boîtier asymétrique, son cadran aux chiffres romains volontairement “déformés” et son mouvement mécanique à remontage manuel. Une montre qui ne cherche pas à rassurer par ses codes classiques, mais au contraire à troubler les repères visuels habituels de l’horlogerie de luxe.

Fiche technique – Cartier Crash (modèle porté à Cannes)

Boîtier : or rose 18 carats, asymétrique (38,5 x 23,1 mm)
Lunette : pavée de diamants
Couronne : perlée, surmontée d’un diamant taille brillant
Cadran : argenté, chiffres romains déformés
Mouvement : mécanique manuel calibre 8970 MC
Bracelet : or rose, signé Cartier
Boucle : déployante Cartier

Petite histoire de la Crash de Cartier

La Crash voit le jour à la fin des années 1960 dans l’atelier londonien de Cartier. À l’époque, Jean-Jacques Cartier, alors à la tête de Cartier Londres, travaille avec le designer Rupert Emmerson à la création d’une montre qui reflète l’effervescence créative du Londres des Swinging Sixties. L’objectif n’est pas de créer une montre classique de plus, mais de proposer un objet horloger en rupture avec les formes établies.

Une légende raconte que la forme de la Crash serait née d’une montre Cartier accidentée, dont le boîtier aurait été déformé lors d’un choc. Cette histoire fait partie du folklore entourant la Crash, mais la réalité est plus simple : il s’agissait avant tout d’une volonté assumée de créer une montre hors norme, en phase avec l’esprit avant-gardiste de l’époque.

Produite en très petites quantités à Londres jusqu’au début des années 1970, la Crash est rapidement devenue une pièce rare, convoitée par les collectionneurs. Elle sera réinterprétée par Cartier Paris à partir des années 1990, notamment en platine puis en or, souvent en séries limitées. Chaque réédition entretient un peu plus la légende de cette montre devenue mythique.

Santos-Dumont, Baignoire : les autres Cartier au poignet de Raphaël Quenard

Outre la Tank Louis Cartier et la Crash, Raphaël Quenard a également été aperçu avec d’autres modèles emblématiques de la maison Cartier. Parmi eux, la Santos-Dumont, montre d’inspiration aéronautique, fine et élégante, qui renvoie à une horlogerie plus classique, presque bourgeoise dans le bon sens du terme.

Montres Raphael Quenard Cartier

On a également pu le voir porter la Baignoire, montre ovale aux lignes sensuelles, historiquement associée à un univers plus féminin, mais que Cartier revendique aujourd’hui comme parfaitement mixte. Sur le poignet de Quenard, la Baignoire devient un objet de style à part entière, qui brouille volontairement les codes de genre et d’élégance.

Quand la montre devient un outil de narration

Dans le cas de Raphaël Quenard, la montre ne semble pas être qu’un simple accessoire. Elle participe pleinement à la construction de son image publique. Cartier, en l’associant à des modèles aussi différents que la Tank, la Crash ou la Baignoire, ne cherche pas tant à le faire entrer dans un moule qu’à exploiter sa singularité.

Quenard incarne ainsi une forme d’horlogerie qui accepte l’étrangeté, le décalage, voire une certaine provocation esthétique. À travers lui, Cartier montre qu’une maison historique peut encore dialoguer avec une génération d’acteurs au style plus brut, moins lisse, sans renier son héritage.

Des montres à son image

En définitive, les montres portées par Raphaël Quenard dessinent un portrait assez fidèle du personnage public qu’il incarne : éclectique, parfois déroutant, jamais totalement consensuel. Entre la Tank « bijoutée », la Crash radicale, la Baignoire sensuelle et la Santos-Dumont plus classique, on retrouve une même tension entre élégance patrimoniale et goût du contre-pied.

Une chose est sûre : avec Quenard, la montre n’est jamais neutre. Elle raconte quelque chose, de lui autant que de la maison qui l’accompagne. Il aime à raconter des histoires et il y en a beaucoup à conter sur l’histoire de Cartier et de ses modèles. C’est très bien vu de leur part.

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